11.06.2007
RESULTATS
Bien sûr on est déçu. On n'était pas venu pour témoigner, mais pour gagner!
Je revendique la responsabilité de ce revers même si les facteurs externes sont nombreux. La victoire est partagée, la responsabilité de l'échec est plus personnelle.
Je pense surtout ce matin à l'équipe qui m'a entouré depuis deux mois et qui s'est bien battue. Notre campagne a été exemplaire: dynamique, imaginative, intelligemment organisée et loyale. La déception est à la hauteur du challenge fixé: faire bouger les lignes, faire réfléchir, apporter du souffle et de l'enthousiasme, dessiner un avenir fondé sur des valeurs et une vision partagées.
Les électeurs n'ont pas « marché ». Les électeurs ont raison, c'est la démocratie, et il faut la respecter.
Je n'ai pas l'intention de remettre en cause nos valeurs ou notre vision, ce serait nous renier. Je m'interroge en revanche sur notre aptitude ou notre capacité à faire partager nos idées à une majorité.
C'est toute la difficulté de l'exercice quand le temps est compté comme il l'est dans une telle campagne.
Le problème est que les moyens d'explication sont réduits.
La campagne de proximité par le porte à porte, la présence sur les marchés ou aux manifestations populaires et sportives ne permet qu'un contact éphèmère entre les électeurs et le candidat, le plus souvent une simple visualisation. Quant aux réunions publiques, elles sont passées de mode et n'attirent qu'un auditoire clairsemé, les candidats le savent.
Les média pourraient jouer un rôle majeur, il est en fait réduit à sa plus simple expression pour une campagne locale. Les reportages télévisés de quelques secondes ne permettent le plus souvent que de présenter un candidat ou d'avoir son avis sur une question ponctuelle. La presse écrite ne fait pas différemment: ni débat, ni chronique permettant d'exprimer des idées ou de développer un point de vue. Tout juste Ouest-France – rendons lui cet hommage – offre-t'il une tribune de dix à douze lignes. Le Télégramme, à la granularité pourtant plus fine ne donne aucune possibilité d'expression, c'est dommage.
Reste les documents de campagne. Leur volume est modeste, on y présente surtout des thématiques sans beaucoup de place pour développer les idées, et des slogans simplificateurs. De plus ces tracts sont difficiles à distribuer, les sociétés spécialisées ne faisant – c'est mon expérience - qu'un médiocre travail pour un prix élevé. Ils ne touchent donc en définitive qu'une faible partie de l'électorat. La majorité ne disposera que de la profession de foi reçue par voie postale: une page recto-verso. C'est mince.
Le seul moyen “grand public” est finalement le site internet qui permet une expression complète et détaillée sur tous les sujets que le candidat veut traiter, qui est le seul à pouvoir montrer la richesse de ses analyses et la variété de ses préoccupations. Si le nôtre a touché entre 200 et 500 visiteurs par jour, on reste dans les petits chiffres. Puis-je dire, mais ce constat est une mince consolation, que la qualité du site est en classement inverse du résultat des 3 premiers candidats ! Puis-je dire encore que je suis confondu par la médiocrité de celui du vainqueur. Inquiétant pour qui va peut-être tenir dans sa main une des clés de notre avenir...
Il en résulte qu'il n'y a pas de campagne “de fond” sur les sujets d'intéret majeurs pour la circonscription, mais une transfusion de sujets nationaux. En conséquence les électeurs votent pour un parti plutôt que pour un homme ou une femme dont ils connaissent à peine le visage, peu les manières de faire et jamais la vision, si toutefois elle existe.
C'est clair, je n'avais pas beaucoup réfléchi à cette question de la diffusion des idées avant la campagne, il me semblait suffisant d'être très présent sur le terrain, de faire de bons documents, de préparer de bonnes tribunes pour les journaux.
Je n'avais pas mesuré qu'à ce jeu, ce n'est pas le meilleur qui gagne. Mais il gagne! Cherchons l'erreur.
Je cherche, mais le résultat en tout cas est là, c'est la triste situation de notre région au regard des enjeux majeurs de demain, c'est l'absence de souffle, c'est l'absence de perspective.
22:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : BREST, CABON, MERER, UDF, MOUVEMENT DEMOCRATE, CUILLANDRE, LAMOUR
RESULTAT
Bien sûr on est déçu. On n'était pas venu pour témoigner, mais pour gagner!
Je revendique la responsabilité de ce revers même si les facteurs externes sont nombreux. La victoire est partagée, la responsabilité de l'échec est plus personnelle.
Je pense surtout ce matin à l'équipe qui m'a entouré depuis deux mois et qui s'est bien battue. Notre campagne a été exemplaire: dynamique, imaginative, intelligemment organisée et loyale. La déception est à la hauteur du challenge fixé: faire bouger les lignes, faire réfléchir, apporter du souffle et de l'enthousiasme, dessiner un avenir fondé sur des valeurs et une vision partagées.
Les électeurs n'ont pas « marché ». Les électeurs ont raison, c'est la démocratie, et il faut la respecter.
Je n'ai pas l'intention de remettre en cause nos valeurs ou notre vision, ce serait nous renier. Je m'interroge en revanche sur notre aptitude ou notre capacité à faire partager nos idées à une majorité.
C'est toute la difficulté de l'exercice quand le temps est compté comme il l'est dans une telle campagne.
Le problème est que les moyens d'explication sont réduits.
La campagne de proximité par le porte à porte, la présence sur les marchés ou aux manifestations populaires et sportives ne permet qu'un contact éphèmère entre les électeurs et le candidat, le plus souvent une simple visualisation. Quant aux réunions publiques, elles sont passées de mode et n'attirent qu'un auditoire clairsemé, les candidats le savent.
Les média pourraient jouer un rôle majeur, il est en fait réduit à sa plus simple expression pour une campagne locale. Les reportages télévisés de quelques secondes ne permettent le plus souvent que de présenter un candidat ou d'avoir son avis sur une question ponctuelle. La presse écrite ne fait pas différemment: ni débat, ni chronique permettant d'exprimer des idées ou de développer un point de vue. Tout juste Ouest-France – rendons lui cet hommage – offre-t'il une tribune de dix à douze lignes. Le Télégramme, à la granularité pourtant plus fine ne donne aucune possibilité d'expression, c'est dommage.
Reste les documents de campagne. Leur volume est modeste, on y présente surtout des thématiques sans beaucoup de place pour développer les idées, et des slogans simplificateurs. De plus ces tracts sont difficiles à distribuer, les sociétés spécialisées ne faisant – c'est mon expérience - qu'un médiocre travail pour un prix élevé. Ils ne touchent donc en définitive qu'une faible partie de l'électorat. La majorité ne disposera que de la profession de foi reçue par voie postale: une page recto-verso. C'est mince.
Le seul moyen “grand public” est finalement le site internet qui permet une expression complète et détaillée sur tous les sujets que le candidat veut traiter, qui est le seul à pouvoir montrer la richesse de ses analyses et la variété de ses préoccupations. Si le nôtre a touché entre 200 et 500 visiteurs par jour, on reste dans les petits chiffres. Puis-je dire, mais ce constat est une mince consolation, que la qualité du site est en classement inverse du résultat des 3 premiers candidats ! Puis-je dire encore que je suis confondu par la médiocrité de celui du vainqueur. Inquiétant pour qui va peut-être tenir dans sa main une des clés de notre avenir...
Il en résulte qu'il n'y a pas de campagne “de fond” sur les sujets d'intéret majeurs pour la circonscription, mais une transfusion de sujets nationaux. En conséquence les électeurs votent pour un parti plutôt que pour un homme ou une femme dont ils connaissent à peine le visage, peu les manières de faire et jamais la vision, si toutefois elle existe.
C'est clair, je n'avais pas beaucoup réfléchi à cette question de la diffusion des idées avant la campagne, il me semblait suffisant d'être très présent sur le terrain, de faire de bons documents, de préparer de bonnes tribunes pour les journaux.
Je n'avais pas mesuré qu'à ce jeu, ce n'est pas forcément le meilleur qui gagne. Mais il gagne! Cherchons l'erreur.
Je cherche, mais le résultat en tout cas est là, c'est la triste situation de notre région au regard des enjeux majeurs de demain, c'est l'absence de souffle, c'est l'absence de perspective.
22:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BREST, MERER, UDF, BAYROU
07.06.2007
SITE DE CAMPAGNE
Désormais vous pouvez suivre ma campagne sur le site de campagne !
Je vous invite à le consulter, l'enrichir etc. Je reste à votre disposition : n'hésitez pas à me contacter ou à venir à la rencontre de mon équipe de campagne au local situé 2 Bd Mouchotte - Prat Lédan - à Brest.
Cette campagne je veux la mener avec vous pour ensuite être votre député !
Laurent MERER
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07:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : BREST, MERER, UDF, CUILLANDRE, LAMOUR, PS, UMP







